Étudiants, halte au stress !

Stress, anxiété, insomnie : comment bien gérer pendant ses études

Fini le temps de l’insouciance ? L’état psychologique des étudiants est particulièrement fragile. Selon une enquête réalisée auprès d'étudiants, pas moins de 66 % des étudiants vivent une période de plus de 15 jours pendant laquelle ils se sentent régulièrement stressés. Et ils sont 48 % à avoir même éprouvé de la tristesse ou de la déprime.

S’attaquer aux causes : fuir ou changer les choses

Pour retrouver un peu de bien-être, y compris en période d’examens, voici des petits trucs à mettre en pratique au quotidien :

- On distingue deux types de stress. D’abord le stress court et intense lié à des situations extrêmes (comme lors d'un saut en parachute par exemple). Dans ce cas extrême, l’organisme peut réagir par une panique envahissante, mais parfois au contraire par une étrange réaction d’hyperadaptation. Le cerveau rentre dans une sorte d’état second, comme si quelqu’un d’autre prenait les commandes.

- Ce stress des situations extrêmes serait à distinguer d’un stress plus ordinaire et couranhttps://bo.casanet.ma/fr/node/add/article-menarat : celui de la « vie moderne ». Le stress de l’homme contemporain a peu à voir avec celui du guerrier au combat ou du parachutiste en chute libre. C’est un stress quotidien lié à nos modes de vie : il est moins intense mais plus courant et n’appelle pas de riposte immédiate. Il prend la forme de nombreuses petites agressions quotidiennes : une surcharge de travail, un train en retard, un accrochage en voiture, etc. Et la particularité de ces petites agressions est que l’on ne peut souvent pas y réagir par la fuite ou la contre-attaque. Que faire dans un embouteillage ? Que faire contre l’actualité internationale morbide ? Contre la panne de l’ordinateur qui arrive au pire moment ? Souvent, nous ne disposons pas des moyens immédiats pour réagir et trouver une solution.

Quels remèdes ?

On en est réduit à tourner en rond, se taire, ruminer, se maudire soi-même (« J’aurais dû sauvegarder mes données ! »), à maudire les autres (« Mes collaborateurs sont des incapables ! ») ou maudire le ciel (« Mais qu’est ce que j’ai fait au bon Dieu ! »). Le stress de la vie moderne, celui du travail, des transports, de la vie domestique ronge, use et abîme la santé, sape le moral lentement mais sûrement.

Le biologiste et psychiatre Henri Laborit avait montré l’effet dévastateur de « l’inhibition de l’action ». Lorsque l’on est agressé et que l’on ne peut réagir, l’organisme s’épuise comme un rat en cage qui est soumis à des chocs électriques sans pouvoir fuir. Au bout de quelque temps, il perd le sommeil, s’amaigrit, développe des ulcères et entre en dépression. De ce point de vue, les humains réagissent exactement comme les rats.

Le stress est l’une des grandes maladies de notre temps.  La première façon d’éviter le stress est évidemment d’en supprimer les sources.

Limiter les effets : les thérapies du stress

Lorsqu’on ne peut échapper à une situation, il faut la gérer au mieux en limitant ses effets délétères. Les recettes antistress ne manquent pas :

• Les techniques de méditation, de relaxation, de respiration sont nombreuses et connaissent un essor important : yoga, sophrologie, hypnose, biofeedback, cohérence cardiaque, le « lâcher prise » Elles reposent, pour la plupart, sur un vieux fond de techniques ascétiques développées dans plusieurs civilisations.

• L’hygiène de vie (l’activité physique, le contact avec la nature, la marche, l’alimentation équilibrée) font partie des ingrédients antistress non médicamenteux que le psychiatre Roger Walh nomme « thérapies du changement de vie », et dont les effets sont significatifs sur le bien-être.

• Le soutien social est de plus en plus considéré comme un support psychologique indispensable pour affronter les situations difficiles. Nous sommes des animaux sociaux pour lesquels l’amitié et l’amour, l’attachement, sont de très bons médicaments antistress. Le simple partage des émotions sert à évacuer les tensions, sécuriser, réconforter, note Bernard Rimé. Sans même parler des aides et bons conseils qu’il peut apporter.

Le stress est la réaction psychologique et organique à une agression ou à une menace. On peut le comparer à l’effet d’un coup de pied dans la fourmilière : il déclenche un système d’alerte, une agitation désordonnée (les fourmis courent dans tous les sens), mais en même temps, une réaction d’autodéfense. La réaction est donc double : déstabilisation et adaptation.
 
Affronter les situations stressantes

Lorsque l’agression est trop forte, ou que l’on ne sait pas réagir de façon adaptée, c’est la panique qui prend le dessus. Mais si on dispose du programme de survie, d’un plan d’action, on peut affronter la situation avec plus de méthode : alors l’agitation baisse et le stress diminue. Il existe tout une gamme de techniques pour maîtriser son temps, affronter les conflits, affronter ses peurs, bref, « faire face » :

• Maîtriser son temps : face à un emploi du temps surchargé, il est toujours possible d’alléger la barque, de réaménager ses horaires, déléguer, diminuer le niveau d’exigence. Voilà à quoi servent les techniques de gestion du temps.

• Apprendre à dire non : face aux sollicitations pressantes de toutes parts (porte ouverte, téléphone portable, dérangement permanent), il est toujours possible de dire non. Il faut savoir fermer des portes, et cela s’apprend.

• Face aux petites agressions (des élèves pour un enseignant, du supérieur hiérarchique ou d’un collègue pour un salarié), il existe des techniques d’affrontement et de résistance.

 

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